Poésies : trois recueils édités

 

 

 

Recueil 1 : Vers la lumière - première marche

Livret de 84 pages, comprenant 39 poésies, 8 reproductions couleurs de tableaux de marina,

et trois photos de mes sculptures.

Prix du recueil : 15 € ou 16,50 € avec le port.
Disponible auprès de l'auteur ou de l'éditeur.

Recueil 2 : Vers la lumière - deuxième marche

Livret de 90 pages, comprenant 46 poésies, 9 reproductions couleurs de tableaux de marina, et deux photos de mes sculptures.
Prix du recueil : 15 € ou 16,50 € avec le port.
Disponible auprès de l'auteur ou de l'éditeur.

 

Recueil 3 : Vers la lumière - troisième marche

Livret de 96 pages, comprenant 39 poésies, 9 reproductions couleurs de tableaux de marina, deux photos de mes sculptures, et une photo de paysage.
Prix du recueil : 15 € ou 16,50 € avec le port.
Disponible auprès de l'auteur ou de l'éditeur.

 

 

Je ne suis qu’un artiste

Poème dédié à Marina

Jongleur de mots
Volontiers rimailleur

Façonneur de lumière
Je me prétends sculpteur.

Homme de scène aussi,
Assez souvent acteur,
La vie est mon théâtre
Et je suis mon auteur.

Esprit dans les nuages,
A l’écoute du vent,
Caressant la matière
Tout en la polissant,
L’œuvre enfin se révèle
De mon rêve l’enfant.

Je vis d’un peu de rêve
Je rêve d’un peu de gloire
Je vis d’un peu de rêve
Et de beaucoup d’espoir
De chimères, de folies,
D’épopées utopiques.

Parfois dans les étoiles
Au fond des galaxies
Chevauchant l’univers
Aux confins des esprits,
Si près si loin de toi
Je pense, je crée, j’existe.

Amie pardonne moi
Je ne suis qu’un artiste.

Recueil 2

Recueil 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Recueil 1

 

Espoir

Un jour viendra je le prédis
Où sur la terre enfin bénie
Plus aucun con ne survivra
Le bonheur enfin sera

Dommage que pour vivre ce bonheur
Il n'y ait plus de spectateurs

  

 

 Couple

     

Face à face immobiles
Ils se tiennent la main
Les yeux au fond des yeux.

Nul besoin de gestes,
Nul besoin de paroles,
Pour dire leur bonheur.

Leur amour est présent,
Leur amour rayonne,
Autour d'eux et en eux.

Amour qui se fait homme.
Alchimie précieuse
Qui déforme ton ventre
Et transfigure ton visage,

  

   A Toi la femme
   De qui bientôt va naître
   Une parcelle de la lumière.


 
                                 

  Fugue

 

Je ne rentrerai pas ce soir
Et ni demain et ni plus tard
Tout est fini, y a plus d’espoir
L’amour est resté au placard
 
Celui où vous m’avez hier
Enfermé et de quelle manière
Sans eau sans pain et sans litière
Sans tenir compte de mes prières.
 
Tout ça parce qu’un peu en colère
J’ai pissé dru sur la grand-mère
Pour me venger, c’est ma manière
De tous ses coups sur mon derrière.
 
Je ne rentrerai pas ce soir
Et ni demain et ni plus tard
Tout est fini, y a plus d’espoir
Y fallait pas, même dans le noir
Me dire que j’suis un sale clébard.

Il y a des jours où il vaut

mieux rester couché

 
 
En traversant la voie lactée
En dehors des passages étoilés
Un jour de grand vent solaire
J'ai été renversé par un astéroïde
Qui circulait à grande vitesse
En dehors de son orbite.
 
A peine relevé j'ai été bousculé
Par une naine blanche
Au volant d'un grand chariot
Qui en passant a soulevé
Un nuage de poussières cosmiques.
 
Sorti meurtri de cet accident sans gravité,
Aveuglé, tâtonnant, incertain,
Cherchant en vain
La chute de mon histoire,
Je suis tombé dans un trou noir.
 
 

Conjugaison

 
Je suis un inconditionnel du subjonctif
Et si dans un passé simple
Je pensais qu’être présent était impératif
Dans un futur proche
Je serai beaucoup moins imparfait. 

 

Femme

 
Poussière traquée
Serpillière essorée
Ménage assuré
Lessive séchée
Repassage soigné
Aspirateur passé
Lavabo décapé
Baignoire décrassée
Vaisselle récurée
Tâches détachées
Enfants torchés
Linge ravaudé
Echarpe tricotée
Légumes épluchés
Plats cuisinés
Petits plats mijotés
Chemises lavées
Maison décorée
Jouets rangés
Fleurs arrosées
Jardin biné …….
 
Enfin,
Ces bricoles expédiées
La femme alors devra
Son petit mari câliner.
 
Puis,
Tout son monde bordé,
Alors elle pourra
Dans son lit apprécier
Le bonheur qu'elle a
De ne pas travailler,
Privilégiée ma foi
D'être femme au foyer.
 
 

 

Sacré Gabriel

 
Il s'appelait Joseph,
Elle s'appelait Marie.
Il était livreur à Paris
Et elle était taxi.
 
Ils se sont rencontrés
Ils se sont aimés
Sans jamais se toucher
Pourtant un fils est né.
 
Pour la fête des Rois,
A minuit,
A l'Etoile,
Où ils crèchent. 

 

Le petit chat

 
Dans un petit chalet
Pas plus grand qu'un jouet
Un jour il y avait
Un tout petit chat laid.
 
Ce petit chat toujours buvait
Dans un grand bol son lait
Qui souvent débordait
Et sur le sol coulait.
 
Malheureux il était
Le petit chat tout laid
Car après il devait
Nettoyer ses méfaits.
 
Mais sa maman jamais
Le gronder ne savait
Malheureuse qu'elle était
D'avoir un chat si laid
Dans son petit chalet.
  
 
                                

  Pari stupide

 
Un jour
Quand j'étais petit
On jouait
Avec des copains
A celui qui pisserait
Le plus loin.
Quand j'ai senti
Que mes chaussettes
Etaient mouillées
J'ai compris
Que j'étais éliminé
 

 

Comment vas-tu, je m'en fous.

 
 
Nous avons des coutumes dans notre société
Qui font de nous tous des gens civilisés ;
On se salue, se dit bonjour, comment ça va ?
Très bien merci, comme il fait beau, et caetera.
 
Mais en fait on s'en fout de la santé de l'autre
Celle qui nous occupe c'est seulement la notre
Parfois on voudrait pouvoir en discuter,
Mais c'est tout bêtement impossible, Tenez !
 
Il y a quelques temps, bloqué par une sciatique,
Handicapé presque autant qu'un paralytique,
Souffrant comme un damné tout en serrant les dents
J'ai rencontré plusieurs personnes qui, c'est évident
 
M'ont demandé : "Comment vas-tu" ? tout en attendant
Le traditionnel : "Très bien, ça baigne", comme répondant.
Mais sur ce coup là je n'ai pas joué civique ;
J'ai répondu : "Pas bien du tout, j'ai une sciatique".
 
Je m'attendais au minimum à de la compassion,
Une grimace, un geste, une petite attention,
Un mot de réconfort : "courage, ça va passer"
"Tu es solide, serres les dents, fais de la kiné".
 
Au lieu de cela le premier m'a dit morose
"Oh moi depuis douze ans je fais de l'arthrose".
Et le suivant m'a fait remarquer :
"Ma mère a eu ça, elle est paralysée".
Le troisième, d'un geste, a tout balayé :
"Oh, ça c'est rien, moi quand j'ai été opéré …."
 
Alors chez moi je suis rentré, rencontrant en chemin
L'amour d'un chien qui m'a léché les mains.
 
Et désormais quand vient la traditionnelle question
Je ne réponds rien ; de toute façon, à quoi bon ?
Personne n'attend vraiment de réponse,
Seul le nombril, fait l'intérêt du monde.
 
 

 

 

 

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P.S. Je serais heureux d'avoir vos réactions à ces quelques textes. Merci.

 
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